Le film Mother disponible en streaming !

La mère de Darren Aronofsky ! est forcément l’un des films les plus diviseurs de l’année. Eschewing traditionnels récits et le caractère n’est que la pointe de l’iceberg pour le film esthétiquement agressif qui n’est pas tout à fait l’horreur psychologique qu’il est facturé comme et certainement pas dans la veine de Rosemary’s Baby au-delà de mettre en vedette une femme enceinte stressée. Mais parce que mère ! fonctionne selon la logique du rêve et parce que le film est tellement imprégné de symbolisme et de ton plutôt que de personnages et d’intrigue, cela peut être un peu déroutant, c’est le moins qu’on puisse dire. Le film invite à la conversation, et ce que je peux dire de mieux sur maman ! c’est que c’est le genre de film qui vous fera parler avec vos amis par la suite.

Mais si vous êtes encore un peu confus ou si vous voulez juste une autre prise de vue, voici la mienne[sérieusement, nous sommes en train de faire des spoilers, alors arrêtez de lire maintenant si vous n’avez pas vu le film].
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Image via Paramount

Mère ! est une allégorie sur Dieu et la Terre. Le personnage de Javier Bardem, que j’appellerai Le Poète, est Dieu, et le personnage de Jennifer Lawrence, que j’appellerai La Mère, est la Terre-Mère avec la maison qui représente l’environnement. A partir de là, l’histoire tente d’être une allégorie biblique de l’Ancien et du Nouveau Testament ainsi qu’une vision brève et profondément misanthrope de l’histoire humaine.

L’homme d’Ed Harris représente Adam. Quand il vomit dans la salle de bains, on voit rapidement une blessure à l’endroit où se trouve sa côte. Dans la scène suivante, sa femme (Michelle Pfeiffer), représentant Eve, se montre. On leur permet de se promener dans la maison, mais on leur dit spécifiquement de ne pas aller dans le bureau du poète, mais ils le font quand même là où Eve brise accidentellement le cristal de feu. Ils sont alors exilés et commencent bientôt à avoir des rapports sexuels ailleurs dans la maison, représentant ainsi le péché originel et la chute de grâce de l’homme après avoir mangé le fruit défendu de l’arbre de la connaissance dans le jardin d’Eden.
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Puis les fils du couple (Brian et Domhnall Gleeson) viennent se disputer au sujet du testament de leur père mourant. Dans leur argumentation, un frère tue l’autre (Caïn et Abel). Les parents et le poète emmènent le frère mort hors de la maison et le frère survivant s’enfuit. Le poète et les parents reviennent plus tard dans la nuit pour une veillée, et de plus en plus d’invités viennent pleurer, mais la veillée devient alors une fête chaotique où, après de nombreuses protestations pour ne pas s’asseoir sur un évier sans bretelles, l’évier se détache du mur et l’eau se déverse dans la maison. Ainsi nous avons la chute de l’humanité après le meurtre d’Abel et finalement le déluge.
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Après que l’eau se soit déversée dans la maison et que les invités soient partis, la mère avertit le poète en lui disant qu’il n’aura même pas de rapports sexuels avec elle. Ils procèdent alors à des rapports sexuels, et le lendemain matin, elle annonce qu’elle est enceinte. Il est alors frappé d’un éclair d’inspiration et descend nu pour écrire. Quand il lui montre le produit fini, elle voit une vision du monde rajeuni et dit que c’est beau. Cependant, une fois de plus, les gens commencent à envahir leur maison et bien qu’elle ait préparé un bon repas tranquille pour elle et le poète, la mère enceinte est submergée par une foule de gens.

À ce stade, l’histoire est en quelque sorte de laisser le texte biblique derrière et de se déplacer davantage dans les archives historiques. L’élément du Nouveau Testament est que l’enfant de la Mère est une figure du Christ, mais avant sa naissance, la Mère vit une expérience infernale entourée de guerre, de trafic d’êtres humains et d’autres images cauchemardesques avant que le Poète ne réapparaisse enfin et ne l’amène dans son bureau privé où elle peut donner naissance à leur fils. L’allégorie ici semble être que Dieu a abandonné la Terre pendant un certain temps avant la naissance de la figure du Messie.
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Mais ensuite, l’humanité fout tout en l’air et arrache le bébé, le tue et mange sa chair pendant qu’ils adorent un autel au Poète. Ils agressent alors la Mère, déchirant ses vêtements et la battant sans raison avant qu’elle puisse enfin s’échapper, descendre au sous-sol, ouvrir un baril de pétrole et mettre le feu à tout l’endroit. Ainsi, même lorsqu’on lui présente un sauveur et totalement innocent, l’humanité ne fait que tuer, manger la chair du Messie (c’est-à-dire la communion), puis agresser la Terre Mère avec Dieu absent, et la Terre Mère utilise finalement le pétrole (c’est-à-dire les combustibles fossiles) pour se détruire avec l’humanité avec Dieu sans pouvoir de l’arrêter.
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Image via Paramount

Le poète prend alors le corps carbonisé de la mère et sort son cœur battant de ses mains. Elle se transforme en cendre et le cœur brûlé devient un nouveau cristal de feu. Il place le nouveau cristal de feu dans son support et nous sommes ramenés au début du film où le fait de placer le cristal de feu dans le support annule les dommages causés par le feu et une femme se réveille dans son lit. La seule chose qui est différente cette fois-ci, c’est qu’une jeune femme différente se réveille dans la rue.

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